La Panthère des neiges, de Sylvain Tesson

Curieuse de lire une livre de “nature writing” à la française (j’ignore si l’auteur se réclame de ce genre littéraire), j’étais contente de tomber sur La Panthère des neiges, prix Renaudot 2019, dans la bibliothèque de mon quartier. Je n’ai pas vu le film documentaire, sorti deux ans plus tard.

Sylvain Tesson nous offre le récit d’une quête, d’une attente dans l’hiver glacial tibétain, aux côtés du photographe animalier un chouïa misanthrope Vincent Munier, d’une réalisatrice et d’un philosophe; ainsi que ses réflexions sur la nature, les hommes et les soi-disant progrès du monde occidental.

Ce récit d’une attente sans garantie aucune de surprendre la mystérieuse panthère des neiges m’a fait penser à En attendant Godot car l’attente même devient sujet dans ce qu’elle offre à la personne qui patiente: un enseignement ainsi qu’une forme d’exaltation.

Alors que j’ai parfois suivi Sylvain Tesson dans ses réflexions, particulièrement sur l’absurdité de certains pans de nos existences, quelques commentaires personnels, qu’il a tout à fait le droit de penser et d’écrire, m’ont toutefois mise mal à l’aise. Je pense ici à la petite phrase assassine portant sur l’Islam, comparée au droit pénal. On a lu propos plus nuancés. Et ces propos sont, de moins point de vue, infondés.

Pour finir, j’ai apprécié la qualité littéraire de ce récit ainsi que sa dimension “pédagogique” (le lecteur en apprend sur l’histoire récente du Tibet, les yaks…). Alors que je suis toujours à la recherche d’un petit coin de paradis niché dans l’hexagone, je suis tentée de lire Sur les chemins noirs.

Précédent
Précédent

Mon mois de janvier avec Sagan

Suivant
Suivant

Ma sexualité en toutes lettres, de Tobi Lakmaker